Quoi emporter pour la Montagne du Lion
La Montagne du Lion est une sortie de trois à quatre heures, pas une expédition, et la liste d’équipement est courte. Elle est aussi stricte, parce que la montée n’a pas d’eau, pas d’ombre sur sa moitié supérieure et un passage d’escalade facile en haut où un sac lourd ou mal rangé devient un problème. Cette page liste ce qu’il faut emporter, ce qu’il faut ajouter pour un départ à l’aube, ce qu’il faut laisser et comment la liste évolue avec les saisons sur la côte sud-est.
Lire le guide
Pourquoi la liste est courte mais stricte
La montée entière fait environ 1,8 km dans chaque sens, avec à peu près 400 m de dénivelé. Sur le papier, c’est une promenade matinale. En pratique, la seconde moitié se fait en plein soleil sur du rocher sombre, il n’y a nulle part où remplir une bouteille, les moustiques attendent dans la forêt en bas, et les derniers ressauts rocheux vers la tête du lion demandent les deux mains. Chaque objet que vous portez doit se justifier face à ces quatre faits.
Le piège est de faire son sac comme pour une longue randonnée. Un grand sac à dos s’accroche aux branches dans le couloir de racines et déplace votre équilibre sur les ressauts exposés. Un petit sac de journée, avec le poids en bas et les sangles serrées, est le bon outil. Gardez les mains libres. Tout ce que vous porteriez normalement à la main, de la bouteille d’eau à l’appareil photo, doit être dans le sac ou fixé dessus au moment où vous atteignez la crête.
L’essentiel
Ces éléments ont leur place dans chaque sac, chaque jour de l’année. Aucun n’est exotique, et les personnes qui passent une mauvaise matinée sur cette montagne manquent presque toujours de l’un des deux premiers.
- De l’eau, 1,5 à 2 litres par personne. Les sources conseillent systématiquement au moins 1,5 litre, et en été, deux est le chiffre honnête. Il n’y a pas d’eau sur l’itinéraire et rien à acheter au-dessus du village.
- Des chaussures qui accrochent vraiment. Des chaussures de trail ou des chaussures de marche légères à semelle crantée, bien lacées. L’argile reste glissante longtemps après la pluie et les feuilles sèches glissent à la descente. Les sandales et les baskets à semelle lisse sont la cause la plus fréquente d’une mauvaise matinée ici.
- Une protection solaire. Un chapeau qui tient dans l’alizé, de la crème solaire appliquée avant le départ et des lunettes de soleil contre l’éblouissement du lagon. La moitié supérieure de la montée n’a aucune ombre.
- Du répulsif à insectes. Les randonneurs mentionnent les moustiques encore et encore, en particulier dans la forêt au pied de la montagne et autour des cannes. Appliquez-le au village, pas sur la crête.
- Une couche de pluie légère. Les averses arrivent sur la côte sud-est sans beaucoup prévenir, et un imperméable fin ne pèse presque rien. Il sert aussi de coupe-vent sur la crête exposée.
- Un téléphone avec la carte hors ligne et le fichier GPX chargés, batterie pleine, dans une poche accessible d’une main. Les données mobiles sur la crête ne sont pas quelque chose sur quoi compter.
- Une petite trousse de premiers secours. Des pansements pour les ampoules, un bandage, des lingettes antiseptiques et vos médicaments personnels. Les éraflures sur le rocher sont la blessure la plus probable.
- Du liquide en roupies pour le village. Une petite boutique se trouve sur la route principale à quelques pas du départ, et une boisson fraîche après la descente est une belle tradition. Ne comptez pas sur le paiement par carte.
- Quelque chose à manger. Une banane, quelques biscuits ou un sandwich pour le sommet. Vous serez dehors trois à quatre heures et la montée est raide.
Pour un départ à l’aube
Si vous prévoyez d’être au sommet aux premières lueurs, ajoutez une lampe frontale avec des piles neuves, et une de rechange pour le groupe, car le chemin de cannes et le couloir de racines sont vraiment sombres. Le lever du soleil à Maurice va d’environ 05 h 22 en novembre à environ 06 h 45 en juillet, donc un départ à l’aube signifie quitter le village bien avant cinq heures en été et vers cinq heures en hiver. Les matins sur la crête peuvent être frais et ventés en hiver même quand la journée sera chaude, donc une couche à manches longues que vous retirez à la descente vaut son poids.
Emportez le téléphone avec la carte même si vous avez déjà fait l’itinéraire. Les chemins de cannes se ressemblent tous dans le noir, et le faisceau d’une frontale fait ressortir tous les sentiers sauf celui que vous cherchez. La page lever de soleil de ce site donne les horaires complets mois par mois.
Chaussures, mains et rocher
Les randonneurs estiment que l’on utilise les quatre membres sur à peu près la moitié de la montée et de la descente, et les ressauts rocheux avant la tête sont polis là où des milliers de mains ont utilisé les mêmes prises. Des gants fins sont facultatifs et certains les apprécient, mais des mains propres et sèches accrochent mieux le basalte que la plupart des gants. Ce qui compte davantage, c’est d’avoir les mains libres, ce qui signifie pas de bouteille, pas d’appareil photo en bandoulière qui cogne contre le rocher et pas de bâtons dans les mains sur le passage d’escalade.
Les bâtons sont utiles sur la descente raide et terreuse à travers la forêt si vous y êtes habitué, mais ils doivent être pliés et rangés avant la crête. Un sac avec une poche latérale ou des sangles prévues pour eux règle la question. Choisissez des chaussures auxquelles vous pouvez faire confiance sur l’argile mouillée et sur une pente sèche couverte de feuilles, qui sont deux problèmes différents, et lacez-les avant le premier ressaut rocheux plutôt qu’à mi-hauteur.

Ce qu’il faut laisser
Plus vous êtes léger sur le rocher, plus vous êtes en sécurité. Si vous ne voudriez pas le porter à la main dans un escalier raide, réfléchissez à deux fois avant de le monter sur le lion.
- Un grand sac à dos. Il vous déséquilibre sur les ressauts exposés et s’accroche dans le couloir de racines.
- Les sandales, les tongs et les baskets de ville à semelle lisse.
- Les objets de valeur dont vous n’avez pas besoin. Laissez passeports et cartes de secours à votre hébergement, pas dans la voiture au village.
- Un drone. Le sommet se trouve à environ 9 km de l’aéroport international, dans son espace aérien contrôlé, et les vols de loisir près de l’aéroport et au-dessus des zones ouvertes au public ne sont pas autorisés. La page sur les drones explique les règles.
- Les enceintes. La crête est calme, et les gens autour de vous sont venus pour cela.
- Tout ce qu’il serait catastrophique de laisser tomber. Le côté mer de la tête descend très bas.
Saison par saison, ce qui change
Maurice a deux grandes saisons plutôt que quatre, et la côte sud-est les ressent toutes deux plus nettement que l’ouest abrité. La station de l’aéroport, à Plaisance, à quelques kilomètres de la montagne, enregistre des maximales moyennes d’environ 30 °C de décembre à mars et d’environ 25 °C en juillet et en août, avec une pluie mensuelle qui passe d’environ 250 mm en janvier et février à moins de 50 mm en octobre. L’alizé est le plus fort en juillet et en août et peut être désagréable sur la crête exposée.
| Période | À quoi s’attendre sur la montagne | Ce qui change dans le sac |
|---|---|---|
| Novembre à avril, l’été | Chaud et humide, maximales autour de 30 °C, orages les plus probables de décembre à avril, saison cyclonique avec la période officielle d’avis jusqu’à la mi-mai | Deux litres d’eau chacun, un départ plus tôt, un chapeau qui couvre la nuque, et un coup d’œil au bulletin cyclonique avant de partir |
| Janvier à mars, les mois les plus arrosés | Plus de 230 mm de pluie par mois à Plaisance et bien plus sur les hauteurs de l’est, une argile qui reste glissante pendant des jours | La couche de pluie n’est pas facultative, un haut sec de rechange pour le sommet, et la volonté de faire demi-tour si le rocher est mouillé |
| Juin à septembre, l’hiver | Plus frais, maximales autour de 25 °C et nuits vers 19 °C sur la côte, alizés de sud-est forts en juillet et en août, journées courtes avec un coucher de soleil avant 18:00 | Une couche coupe-vent pour la crête, une lampe frontale s’il y a la moindre chance de finir tard, et toujours 1,5 litre d’eau |
| Octobre, le mois le plus sec | Moins de 50 mm de pluie à Plaisance, journées chaudes, assez de lumière du jour, souvent les conditions les plus fiables de l’année | La liste standard, avec une attention supplémentaire à la protection solaire quand la chaleur revient |
Un dernier contrôle avant de quitter la voiture
Passez le sac en revue une fois au village, où un oubli coûte une minute plutôt qu’une matinée.
Eau
Au moins 1,5 litre par personne, deux en été, et une gorgée avant de partir.
Pieds
Des chaussures lacées qui accrochent, des chaussettes qui ne glissent pas, et des pansements pour ampoules à portée de main.
Soleil et insectes
Crème solaire et répulsif appliqués, chapeau et lunettes de soleil sur la tête ou dans la poche du rabat.
Navigation
GPX chargé, téléphone chargé et dans une poche accessible, luminosité de l’écran réglée pour le soleil.
Météo
Un dernier regard sur la prévision pour le sud-est, et sur le bulletin cyclonique pendant la saison des avis.
Voiture
Rien de visible à l’intérieur, vitres fermées, clés dans un endroit où vous ne les perdrez pas sur le passage d’escalade.
Les questions que l’on se pose
Combien d’eau faut-il pour la Montagne du Lion ?
Au moins 1,5 litre par personne, et 2 litres pendant les mois d’été, de novembre à avril. Il n’y a pas d’eau sur l’itinéraire et rien à acheter au-dessus du village. La montée est raide et la moitié supérieure est en plein soleil, donc vous boirez plus que la distance ne le suggère. Buvez avant de partir et gardez la bouteille à un endroit où vous irez vraiment la chercher sur la crête.
Puis-je faire la Montagne du Lion en baskets ?
Seulement si elles ont une vraie semelle crantée. Les chaussures de course à semelle lisse, les baskets de ville et les sandales sont un mauvais choix ici, car l’argile reste glissante longtemps après la pluie et les feuilles sèches glissent sous les pieds à la descente. Des chaussures de trail ou des chaussures de marche légères qui accrochent vraiment sont le bon outil. Les randonneurs qui ont eu du mal mentionnent presque toujours leurs chaussures.
Faut-il des bâtons de randonnée à la Montagne du Lion ?
Ils sont facultatifs et utiles seulement sur la section raide et terreuse à travers la forêt. Sur la crête et les ressauts rocheux avant la tête, il faut les deux mains libres, donc les bâtons doivent être pliés et rangés sur le sac avant d’atteindre la ligne de crête. Si vous ne randonnez pas habituellement avec des bâtons, ce n’est pas la montagne pour commencer.
Peut-on acheter de l’eau près du départ ?
Il y a une petite boutique sur la route principale de Vieux Grand Port, à quelques pas de l’endroit où le sentier quitte le poste de police, et des boutiques bordent la route côtière dans le village. Achetez avant de partir, ayez du liquide en roupies et ne comptez pas sur le paiement par carte. Au-dessus du village, il n’y a rien du tout.
Faut-il une veste de pluie en hiver ?
Oui, et en été aussi. La côte sud-est reçoit des averses portées par l’alizé à toute période de l’année, et en juillet et en août le vent sur la crête exposée est assez fort pour qu’une veste fine fasse une vraie différence de confort. Un imperméable léger pèse très peu et constitue la couche supplémentaire la plus utile sur cette montagne.
Et les moustiques et les insectes ?
Les moustiques sont mentionnés à répétition par les randonneurs, surtout dans la forêt au pied de la montagne et autour des champs de canne, et particulièrement après la pluie. Appliquez du répulsif au village avant de partir et emportez-le pour la descente. Un pantalon long aide en forêt mais tient chaud sur la crête, donc la plupart des gens se contentent de répulsif et d’un short léger ou d’un pantalon qui sèche vite.
Vérifiez la saison avant de faire le sac
La page météo explique les alizés, la pluie sur la côte sud-est et les mois qui conviennent le mieux à la montée.
