Quelle est la difficulté de la Montagne du Lion ?
La Montagne du Lion est classée de pas physiquement dure à très difficile, selon qui écrit, et les deux sont vrais pour des parties différentes de l’itinéraire. Le chemin de cannes est une promenade, la montée en forêt est raide et demande les mains, et les derniers pas sur la tête du lion sont réellement exposés. Cette page note chaque élément séparément, pour que vous puissiez juger pour vous-même plutôt que pour un randonneur moyen qui n’existe pas.
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Pourquoi les cotations divergent autant
Les sites de randonnée classent la Montagne du Lion sur toute l’échelle. Un site français de traces GPS la juge très difficile. La plus grande application d’itinéraires anglophone la qualifie d’éprouvante et prévient d’une vraie exposition sur la tête. Un guide mauricien pas à pas dit qu’elle n’est pas physiquement dure mais difficile à suivre. Le guide de randonnée d’un hôtel s’arrête sur modérée à difficile, le Lonely Planet en français la trouve assez rude, et les utilisateurs d’une application allemande la cotent T3 à T3+, c’est-à-dire de la randonnée en montagne avec des passages de grimpe en partie exposés. OpenStreetMap étiquette le sentier comme randonnée en montagne exigeante, la même catégorie T3.
Chaque évaluateur décrit une chose différente. L’effort est modéré, environ 400 à 480 m de montée sur 1,8 km, bouclés en bien moins de deux heures par la plupart des gens. Le terrain technique est plus dur que l’effort, avec des ressauts rocheux, des racines, des dalles et un bloc sommital où l’on met les mains. L’orientation est plus dure encore lors d’une première visite, parce que rien n’est indiqué. Séparez ces trois éléments et les cotations cessent de se contredire.
| Élément | Cotation | Sur le terrain |
|---|---|---|
| Effort | Modéré | Environ 400 à 480 m de montée sur 1,8 km, bien moins de deux heures de montée pour la plupart des gens |
| Terrain technique | Modéré à difficile | Des ressauts et des dalles qui demandent les mains ; une trace enregistrée rapporte l’usage des mains sur environ la moitié de la montée et de la descente |
| Orientation | Difficile lors d’une première visite | Rien d’indiqué dans les cannes, peinture rouge et rubans jaunes informels plus haut, bifurcations sans panneau sur la crête |
| Exposition | Difficile | Du vrai vide à côté des derniers pas sur la tête, avec un point d’arrêt sûr juste avant |
| Dépendance à la météo | Forte | L’argile et la roche restent glissantes longtemps après la pluie, le brouillard peut s’installer sur le sommet, du vent sur la crête ouverte |
L’effort, raide mais court
Les chiffres sont modestes. L’arête principale cartographiée monte d’environ 400 m en 1,8 km, avec un sommet situé quelque part entre 440 et 490 m selon la source, et les boucles qui ajoutent l’arête est enregistrent 470 à 550 m de montée totale. La plupart des gens sont sur la crête en une heure environ et sur la tête bien avant deux heures. Il n’y a pas de longue approche, pas de faux sommet et pas d’altitude digne de ce nom.
Ce qui la fait paraître plus dure que les chiffres, c’est la pente et la chaleur. Le dénivelé se gagne presque entièrement entre le gros rocher au bout du chemin de cannes et la crête, dans un couloir de drainage plein de racines où chaque pas est une marche. Puis la moitié haute n’a pas d’ombre et le basalte rayonne. Un marcheur en forme qui n’aime pas les pentes raides la trouvera fatigante ; un coureur habitué aux côtes la trouvera courte. Les sorties guidées excluent les personnes souffrant de problèmes cardiaques, d’une faible condition physique ou d’une mobilité réduite, ce qui est une limite raisonnable.
Le terrain technique et les passages où l’on grimpe
C’est ici que la Montagne du Lion gagne sa réputation. La montée en forêt comporte des ressauts rocheux où l’on tend le bras vers une prise, des racines qui servent d’échelons et des zones polies où les chaussures ont usé l’argile. Une trace enregistrée décrit l’usage des mains sur environ la moitié de la montée et de la descente, ce qui est généreux pour un jour sec sur l’arête principale et à peu près juste pour un jour humide ou pour l’arête est. Rien ne demande de corde et rien n’est de l’escalade au sens technique, mais on grimpe plutôt qu’on ne marche.
Deux détails surprennent. Le premier est que les mouvements les plus durs se font souvent à la descente plutôt qu’à la montée, et un pas qui semblait anodin en montant peut paraître très différent face au vide en descendant. Le second est que la roche n’est pas uniforme. Des marches de basalte sain alternent avec des zones altérées qui s’effritent et des dalles lisses, testez donc une prise avant d’y confier votre poids. Des chaussures à vraie semelle font ici plus de différence que n’importe quel autre élément d’équipement.
La tête du lion et le vide
La dernière partie, sur la tête du lion, est la raison pour laquelle cette montagne est jugée difficile par des gens qui ont trouvé le reste modéré. Des dalles inclinées et de courts ressauts mènent sur le bloc sommital avec du vrai vide côté baie. Vous n’êtes jamais sur un fil et les mouvements sont courts, mais les conséquences d’une glissade sont sérieuses, et l’exposition est telle qu’un site d’itinéraires dit simplement de l’éviter si vous avez le vertige. Les randonneurs disent qu’il faut le pied sûr et ne pas craindre le vide, et chaque source qui mentionne la tête en fait la partie la plus exposée de l’itinéraire.
Le conseil honnête est aussi le plus ancien. Quiconque est mal à l’aise avec le vide peut s’arrêter juste avant la tête. La vue du haut de la crête constitue déjà l’essentiel de la vue, le point de vue du drapeau, sur l’arête est, reçoit une meilleure note que le sommet de la part de ceux qui ont vu les deux, et personne n’a rien à prouver sur une dalle au-dessus de la baie. Décidez avant de partir qui dans le groupe continuera et qui attendra, pour que la décision soit prise calmement et non sur le rocher.

Combien la météo change la cotation
Les cotations supposent une roche sèche, et la Montagne du Lion est du côté humide de l’île. Les alizés de sud-est apportent la pluie sur cette côte, le sol mince et argileux draine lentement et reste glissant longtemps après les averses, et en saison sèche les feuilles tombées font le même travail. Le brouillard et la pluie peuvent s’installer sur le sommet même quand la côte est dégagée. Par temps humide, le terrain technique monte d’un cran, l’exposition sur la tête cesse d’être acceptable pour la plupart des gens et le point de demi-tour raisonnable est la bifurcation de la crête. S’il a beaucoup plu hier, envisagez un autre jour ou une autre montagne.
À qui elle convient et qui doit s’arrêter avant la tête
La Montagne du Lion convient aux randonneurs à l’aise avec les mains sur le rocher, prêts à s’orienter sans panneaux et satisfaits d’une matinée courte et intense plutôt que d’une longue journée. Elle convient aux coureurs de trail qui cherchent un objectif raide, aux photographes qui veulent la baie aux premières lueurs et à quiconque a déjà fait quelques montagnes et en veut une sans foule et sans billet.
Elle ne convient pas aux personnes qui craignent le vide, qui ont besoin d’un sentier balisé pour se sentir à l’aise ou qui traînent une blessure qui rendrait une descente raide pénible. C’est un mauvais choix comme première montagne pour quelqu’un qui n’a jamais grimpé, sauf en compagnie d’une personne patiente et en convenant à l’avance de s’arrêter avant la tête.
- Allez jusqu’à la tête si vous avez le pied sûr, si du temps sec est annoncé et si vous êtes à l’aise pour redescendre par le rocher que vous avez monté.
- Arrêtez-vous à la bifurcation de la crête ou juste sous la tête si le vide vous inquiète, si la roche est mouillée ou si quelqu’un dans le groupe fatigue. Vous aurez déjà vu la baie, Ferney et le récif.
- Arrêtez-vous en haut du chemin de cannes si quelqu’un se sent mal ou si le temps a tourné. La montée en forêt est l’endroit où l’effort et le risque commencent ensemble.
- Prenez un guide si les montagnes mauriciennes sont nouvelles pour vous, si vous êtes seul ou si la météo est douteuse. L’itinéraire est gratuit dans tous les cas.
Comparée au Morne et au Pouce
Le Morne Brabant, à 556 m à la pointe sud-ouest de l’île, est la randonnée à laquelle la plupart des visiteurs la comparent. Le Morne est un paysage culturel géré, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, dont la partie haute est encadrée et contrôlée par Le Morne Heritage Trust Fund, avec un sentier très fréquenté, des horaires fixes et de la compagnie sur le chemin. Sa dernière partie est exposée aussi, mais l’itinéraire est évident et animé. La Montagne du Lion est plus basse, plus raide pour son altitude, non balisée, gratuite et souvent vide. Les passages où l’on grimpe sont comparables, la solitude ne l’est pas.
Le Pouce, à 812 m dans la chaîne de Moka, est encore autre chose. Il est plus haut et plus long, avec une approche à pied depuis Petit Verger et un final sommital raide qui demande les mains sur une courte portion, mais il a un sentier clair et bien moins de grimpe soutenue que la montée en forêt de la Montagne du Lion. Pour le dire simplement, Le Pouce est la montagne la plus facile à suivre et la plus longue à monter. La Montagne du Lion est la plus courte et la plus difficile à lire.
Les questions que l’on se pose
La Montagne du Lion est-elle une randonnée difficile ?
Modérée à difficile. L’effort est modeste, environ 400 à 480 m de montée sur 1,8 km, mais la montée en forêt est assez raide pour demander les mains, l’itinéraire n’est pas balisé dans les cannes et les derniers pas sur la tête du lion sont réellement exposés. Les randonneurs expérimentés parlent d’une matinée courte et sérieuse. Ceux qui n’ont jamais grimpé la trouvent plus dure que son altitude ne le laisse penser.
Faut-il grimper sur la Montagne du Lion ?
Oui. La montée du chemin de cannes à la crête comporte des ressauts rocheux et des racines où l’on met les mains, et la dernière partie sur la tête traverse des dalles de basalte inclinées avec le vide côté baie. Rien ne demande de corde et aucun mouvement n’est technique, mais on grimpe plutôt qu’on ne marche, et les mêmes mouvements doivent être refaits à l’envers à la descente.
La Montagne du Lion est-elle dangereuse ?
Pas pour un randonneur prudent et au pied sûr, par temps sec, qui fait demi-tour quand les conditions ne conviennent pas. Les risques précis sont la tête exposée, l’argile et la roche glissantes après la pluie, la chaleur sans eau sur l’itinéraire et les chemins de cannes non balisés quand la lumière baisse. Aucun rapport d’incident ou de fermeture n’a été trouvé pour 2023 à 2026, ce qui est rassurant mais ne prouve rien.
Un débutant peut-il faire la Montagne du Lion ?
Un débutant en forme, accompagné d’une personne patiente, peut monter jusqu’à la bifurcation de la crête et profiter de l’essentiel de la vue, et beaucoup le font. Continuer jusqu’à la tête est une autre affaire, parce que cela demande une aisance sur le rocher exposé qu’une personne qui grimpe pour la première fois n’a pas encore acquise. Convenez à l’avance de vous arrêter avant la tête, ou choisissez une sortie guidée.
Les enfants peuvent-ils monter à la Montagne du Lion ?
Les enfants plus âgés qui grimpent déjà avec assurance gèrent la montée en forêt et la crête avec un adulte juste derrière eux. La tête n’est pas un endroit pour quiconque ne peut pas se déplacer calmement à côté du vide, et il n’y a ni règle ni âge minimum de ce côté de la montagne, le jugement vous appartient donc. Notre page sur la randonnée en famille détaille les points de demi-tour.
La Montagne du Lion est-elle plus difficile que Le Morne ?
Plus difficile à suivre, comparable pour la grimpe, et plus calme. Le Morne est plus haut, à 556 m, avec un sentier géré et très fréquenté et une partie haute encadrée par un guide. La Montagne du Lion fait environ 480 m, n’est pas balisée, est plus raide pour son altitude et souvent vide. Les deux ont un final exposé, et sur les deux, l’option honnête est de s’arrêter juste en dessous si le vide vous inquiète.
Lisez la page sécurité avant de partir
Exposition, roche mouillée, chaleur, horaires et les numéros d’urgence qui fonctionnent à Maurice, écrits simplement.
